Suivez le guide !

Vous souhaitez venir plonger en Indonésie et vous ne savez pas où aller? Vous vous demandez où vous aller pouvoir séjourner? Vous voulez partir en famille? Vous avez envie de sites pour plongeurs confirmés? Vous voulez faire de la photographie sous marine? Vous aimeriez savoir ce que l'on trouve sous l'eau et sur l'eau? Alors ce blog est pour vous!!undefined
Absolute Divers, est là pour vous aider, pour vous guider, pour vous donner de bonnes adresses et de bons conseils. Nous sommes Divemasters et nous vivons en Indonésie depuis 6 ans. Nous plongeons aussi souvent que possible dans l'archipel indonésien et même ailleurs et nous rapportons dans nos valises toutes les infos que nous pouvons pour vous aider à votre tour à choisir une destination pour plonger.
Ce blog est le résultat d'une passion, un guide sans concession dans lequel nous vous apportons notre expérience et notre vécu . Naviguez dans le blog à partir des catégories, envoyez nous vos questions, vos commentaires et aidez nous à faire vivre ce blog.


Samedi 16 décembre 2006
Nusa Tenggara, connue également sous le nom d'îles de la petite sonde, s'étend sur quelque mille trois cents kilomètres d'ouest en est. Elle est formée d'une kyrielle de plus de cinq cent cinquante îles servant de lien central au sein de l'archipel indonésien. De Lombok, à l'ouest, à Timor, à l'est, ces îles ne font pas encore partie du circuit touristique classique et offrent, pour la plupart, des possibilités hotelières de rang modeste. Pourtant, aucune autre région du pays n'offre une telle variété de traits physiques et culturels. Bienvenue au bout du monde!

P'tite description : Absolute divers a été contacté, via ce blog, par un français, Gilles, qui a ouvert depuis peu un resort de plongée sur l'île de Pantar à quelques encablures de la plus connue île d'Alor. Gilles et sa compagne Neya, qui ont travaillé pendant 6 ans sur le bateau qui fait les croisières dans les Togian et les Banggai à Sulawesi, ont décidé de poser leurs valises à Pantar où ils ont trouvé une superbe plage auprès de laquelle installer leur dive resort : "Alor Divers : a resort where diving is passion". Ala seule force de leurs bras et avec toute leur énergie, ils ont bâti 6 bungalows, une salle de restaurant, un dive center et quelques annexes, tout cela dans un cadre enchanteur de sable blanc, d'eaux  turquoises, sur fond de collines et de volcans.


Comment y aller
: Plusieurs solutions s'offrent à vous. D'Europe, le plus simple est d'aller jusqu'à Bali d'où vous prendrez un avion de la compagnie Transnusa qui vous conduit en deux heures environ jusqu'à Kalabahi, la capitale d'Alor (Gilles s'occupe magistralement de vos tickets d'avion pour ce dernier tronçon ainsi que de vos transfers et éventuellement de votre nuit d'hotel à Bali si nécessaire). Il est également possible de passer par Surabaya puis Kupang (nuit à Kupang) pour ensuite et toujours avec Transnusa rejoindre Kalabahi en 45mn. Pas d'inquiétude non plus pour le vol vers Alor et la nuit à Kupang, Gilles maîtrise la situation!


Pour qui? Le resort de Gilles et Neya accueille évidemment plongeurs et non plongeurs et propose des prix plus doux pour les non-plongeurs. Les enfants se régaleront sur la plage à marée haute, comme à marée basse. Un très beau snorkelling est possible sur le house reef à quelques coups de palmes de la plage. Prévoir des chaussures adaptées pour pouvoir marcher dans l'eau même si les premiers mètres sont tout doux sous le pied.


Les plongées :
Elles sont exceptionnelles tant au niveau vie marine que coralienne. Les poissons de reef multicolores pullulent de toutes parts, les coraux sont extraordinaires, probablement parmi les plus beaux que nous ayons vu en Indonésie. Parfois, on a véritablement la sensation qu'un peintre sous marin a jeté en vrac ses pots de peinture sur les fonds; et quelle variété! Durs, mous, les coraux sont partout et on ne sait plus où regarder tant il y en a, sans parler du fait qu'ils ont été miraculeusement préservés des dynamites des  pêcheurs. Pour les plongées, nous ne saurions trop recommander aux plongeurs confirmés (minimum 50 plongées) d'aller à Alor bien que certains sites bien protégés soient tout à fait accessibles à des plongeurs de moindre expérience. De plus, Gilles qui connait la mer comme sa poche, saura toujours trouver un site qui corresponde à vos attentes et à votre expérience. Notre fille de 14 ans a pû plonger en toute quiétude et sous bonne surveillance. Comme à Komodo, la plongée à Alor est souvent une plongée dans le courant. Il est toujours mieux d'avoir un peu d'expérience pour ce genre de plongées afin de pouvoir gérer correctement les changements de courants qui peuvent intervenir lorsque vous êtes sous l'eau. Pour ce qui est des poissons, vous serez bien servis : vous aimez la macro? Il y a des hippocampes pygmées, des mantis, des crabes orang outang, des crevettes en pagaille et dont lesnoms m'échappent ainsi que des tas de minuscules bestioles cachées dans cette forêt coralienne. Vous aimez le muck dive? On va vous servir des frog fish, des poissons feuille et des nudibranches. Vous voulez du gros? Il y a des thons à dents de chien énormes, des carangues géantes, des tortues, des murènes, des barracudas, des requins pointe noire (et je ne parle que de ce que j'ai vu) car on peut aussi croiser des mola mola, des tresher sharks et autres nurse sharks. Vous aimez plonger sur le sable noir pour faire comme si vous étiez à  Lembeh? Et bien pas de problème, vous trouverez des sites volcaniques dans le sud. Et si enfin vous aimez les plongées de nuit, sachez qu'une danseuse espagnole virevolte le soir sur le House Reef. Qu'ajouter encore sans avoir l'air d'exagérer? Rien; je crois que vous êtes déjà en train de rêver d'Alor et vous avez raison!!



Le resort Les bungalows sont simples mais confortables. Pour le bout du monde, c'est même le luxe! Une chambre avec vue sur mer, une salle de douche avec eau chaude, serviettes, shampoing, savon. Pas de clilmatisation, mais la plage est très aérée et il y a une bonne circulation d'aire qui fait qu'on ne meurt jamais de chaud. Sur la terrasse, une thermos d'eau chaude avec thé à volonté. Que demander de plus?

La succulente nourriture du restaurant est supervisée par Neya qui a un véritable talent de chef de cuisine. Poisson à tous les repas, pains faits maison délicieux, beignets, crèpes, gâteaux au petit déjoeuner, repas variés (international et indonésien) servis en abondance et très équilibrés. J'ai même perdu 1kg en mangeant comme quatre! Gilles et Neya sont des hôtes charmants et ils ne manqueront pas de vous raconter des tas d'histoires fascinantes sur le pays, la région et ses habitants.

                         

:) On a aimé la plongée, le cadre, l'accueil presque familial dans une ambiance relax. On a adoré être loin de tout, des villes, du stress, de la pollution. On a aimé les bans de dauphins qui tournent quotidiennement dans le coin. Alor Divers nous a offert une semaine de lavage de cerveau!
:( On a pas trop aimé les grosses bêtes qui volent (taons, guêpes) et les petites mouches qui vous harcèlent. Attention au paludisme en saison des pluies. On regrette d'avoir loupé le passage des baleines qui, en Novembre, passent devant le resort. On aurait aimé avoir des transats où s'allonger sur la plage pour la bronzette, mais ça... je suis sûre que ça va venir très vite!

Contacts :
Website : http://www.alor-divers.com
Mail : alordivers@gmail.com


Samedi 9 décembre 2006
Toi qui as l'habitude d'aller chercher tous les étés ton package Ron Ron Voyages pour Urgada dans ton agence préféree, et d'en profiter pour claquer la bise à ta copine Christelle, et qui prends ton avion à l'heure dans un terminal propre où tu as acheté de l' eau, des journaux, à manger ou des clopes, tu as peut être envie de changer un peu ta routine d'aventurier.


Et toi, qui as compris que l'épave du Liberty à partir de 8 heures du matin, c'est de la plongée en eau gazeuse avec autant de monde que sur une grande avenue de Tokyo aux heures de pointe, tu as peut être envie de sortir des destinations de la plongée industrielle et d' aller voir pourquoi chez Absolute Divers on dit que c'est si bien la plongée en Indonésie.
Ce post est pour toi, donc. Mais attention mon gars, tout se mérite... Je vais grossir un peu le trait, pour que tu comprennes bien, mais je te garantis que tout ce qui suit, c'est du vécu.

Pour abréger un peu, on va considérer que tu as fait le facile : tu viens d' arriver d' Europe à Surabaya, ou à Balikpapan, et tu as retrouvé tes bagages, petit veinard. Tu as acheté ton visa à l'arrivée, et tu t'es fait seulement arnaquer de 15 Euros parce que tu n' avais que des Euros justement, et qu'ici on paye en Dollars ou en Roupies. Elle ne te l' avait pas dit Christelle? Dommage!
Passer la douane t'a fait du bien. C'est vrai qu'après 15 heures à chercher une position pour dormir dans un espace grand comme une boîte à chaussures, rester debout une heure, c'est une délivrance.

Maintenant, on commence la partie domestique de ton trip. Christelle t' a dit que le correspondant de Ristou Plongees t'attendrait avec une pancarte. Le problème, c'est que des petits gars bruns à la peau mate qui brandissent des papiers froissés format A4, il y en a une trentaine, et qu'aucun n' a ton nom sur sa liste. Et puis tu dois aussi te débattre au milieu d'une meute de petits moustachus qui te proposent un taxi, une montre Rolex ou un stylo Mont Blanc à 100 000 roupies, alors c'est difficile de se concentrer. Et la chaleur... c' est moite, ca poisse, c'est lourd.... Et tout ce bruit....

Tu commences à te dire que Christelle est peut être pas si compétente que ça, quand quelqu'un te tape sur l'épaule. C'est un petit bonhomme avec une casquette qui t'appelle par ton nom, et qui te donne des billets d'avion pour la suite du voyage. Il t'explique " Sorry Sorry" qu'il est un peu en retard parce qu'il devait aussi s'occuper des voyageurs de Pipo Diving (les autres francais qui étaient dans l'avion avec toi). Il t'explique aussi qu' il va t'accompagner jusqu'au guichet d'enregistrement, et te laisser ensuite parce qu'il a un autre groupe à récuperer.

Devant le comptoir, il y a une masse grouillante de gens, avec des monceaux de bagages, et l'hôtesse est submergée par des grappes de mains agitant des billets tout comme le tien. Tu vas prendre ta place dans ce que tu crois être la fin de la queue, et tu commences à regretter de n'avoir pas pris de porteur. En effet, tu vois bien que les porteurs, eux, ils savent se débrouiller pour ne pas se faire passer devant, pour mettre les bagages de leur client sur le tapis au bon moment, pour passer le billet juste sous le nez de l'hôtesse, qui ne peut pas faire autrement que d'enregistrer. Alors que toi, tu te fais bousculer par tout le monde, même par les vieilles femmes, tu te fais rouler sur les pieds par des valises, et ton chariot est imperceptiblement refoulé vers l'extérieur du flot. Elle ne t'avait pas dit Christelle, que la file d'attente, c'est une abstraction, une vue de l'esprit, un machin d'extraterrestre, un concept totalement inaccessible pour les Indonésiens? Elle n'est pas très fine, Christelle...

Bon, une fois que tout le monde t'est bien passé devant le nez, tes bagages sont finalement enregistrés. Il faut que tu ailles payer la taxe d'aéroport maintenant. Oui, c'est ca, il faut refaire la pas-queue. Mais tu vas mieux t'en sortir ce coup ci. D'ailleurs tu as trouvé un guichet où il n' y a personne. En plus, la jeune fille est tout sourire en te prenant le billet de 50 000 roupies, pas comme à côte, où il y a une espèce de dragon qui agrafe des papiers sur les cartes d'embarquement, entre deux coups de tampon rageurs. Las! Lorsque tu veux passer dans la zone d'embarquement, un petit monsieur à moustache dans son uniforme te montre du doigt le guichet du dragon, et te fait comprendre que tu n'as pas payé la taxe d'aéroport. Non, en fait, tu as donné 50 000 roupies pour la construction d' une mosquée ou d'un orphelinat, va savoir. Tu comprends maintenant pourquoi le sourire, pourquoi pas trop de monde? Elle t'avait pas dit Christelle qu'en Indonésie il y a des guichets "officiels" pour les oeuvres de charité locales? Elle devient lourde Christelle. Allez, à la pas-queue, comme tout le monde!

Bien. Tu peux maintenant poser tes affaires sur le tapis roulant avec ton téléphone portable, tes clés, et passer sous le portique. Ca bipe! C' est normal. Ca bipe pour tout le monde; et tout le monde s'en balance. Il y a quand même un gars a moustache en uniforme après le portique, mais il n'est là que pour toucher son salaire, pas pour te fouiller. Ah, ca change des bourrins au crâne rasé et de leurs collègues, ni belles ni sympa, de l'aéroport  Charles de Gaulle, mais ce n'est pas tellement rassurant finalement. Pourtant, tu ne vas quand même pas demander qu'on te fouille, non? Alors direction la porte d'embarquement.
Et là, tu as le deuxième effet Kiss pas Cool. Des hordes de gens, vieux, jeunes, hommes,femmes, enfants, gros, maigres, avec des sacs, des cartons, des boîtes, des bouteilles, des téléphones portables, et que sais-je encore, ont envahi tous les sièges et tous les endroits où tu aurais pu imaginer t' asseoir une minute. Si, il y a bien une place au milieu de la rangée du fond, mais il va falloir que tu fasses preuve d'un peu de culot, et que tu passes au milieu de la masse, en affectant de ne pas sentir les regards qui se posent sur toi. Allez, du courage, tu ne vas pas attendre 45 minutes debout que l'embarquement se fasse. T'es un "diver" quand même!

Une fois posé, tu prends ton livre, ou tu prends ton I Pod, et tu attends. Tu attends. Tu attends encore. 45 minutes, 50 minutes, une heure... Autour de toi, les gens aussi attendent, impassibles. Tu es bien au bon endroit, puisqu' ils ont les même cartes d'embarquement que toi, mais rien ne vient. Finalement, une annonce, parmi tant d'autres dans ce brouhaha, t'apprend que ton vol a 1h30 de retard. Mince. Bon, et bien tu as le temps d'aller faire pipi dans de splendides toilettes à la turque totalement inondées. Ne t'inquiète pas, c'est de l'eau. Ils adorent rincer les toilettes à grande eau dans ce pays. Attention quand même de ne pas te tromper de porte, parce que juste à côté, il y a les salles de prière, alors pas d'impair.

Le temps de revenir à la porte d'embarquement, tu t'es fait piquer ta place, bien sûr, et l'avion a encore pris une demi heure de retard supplémentaire. Re-mince. Je ne voudrais pas m'avancer, mais est-ce que Christelle n'a pas oublié de t'expliquer le " jam karet" (heure élastique)? La ponctualite, en Indonésie, c'est comme la file d' attente, c'est un truc qu'on ne voit que dans les films. Surtout en ce qui concerne les avions. Remarque, dans ton malheur tu as de la chance, parce que des fois, l'avion part avant l'heure prévue. Mais entre nous, elle est pas un peu limitée, Christelle?

Finalement, l'annonce tant attendue arrive. On embarque. Un vent de folie souffle soudain sur la salle d'embarquement. Tout le monde se lève, et se rue vers la porte.
Et c'est reparti pour la bousculade, le piétinement, la foire d'empoigne. Tu essayes bien de dire à la mémere qui te colle aux fesses qu'il y aura de la place pour tout le monde, mais elle te sourit, et elle te passe devant sans vergogne. Tu n'as plus qu'à te laisser aller avec le flot. Tu montes dans le bus, et ça te rappelle le métro aux heures de pointe. Tu te fais éjecter dehors à peine les portes ouvertes, et tu découvres l'avion qui va t'emmener. Surpris? Mais elle est lobotomisée Christelle ou quoi? Elle ne t'a pas dit que pas un avion qui vole en Indonésie n'a moins de 20 ans? Qu'en vol domestique, tu as encore des DC 10, des ATR, des Antonov? Que des fois tu prends des avions à cote desquels un Canadair c'est le Concorde en premiere classe? Et bien tu le sais maintenant.

A bord, tu trouves ton siège, quand il y a des numéros. Si les places ne sont pas numérotées, saute dans le premier fauteuil disponible, c'est un bon conseil. Pour ranger ton bagage à main dans le compartiment, laisse tomber. Tout est déjà bourré à craquer de cartons, de sacs en plastique, de valises qui feraient hurler n'importe quel personnel de vol Air France. Pousse ton sac à tes pieds, boucle ta ceinture, et respire à fond. Tu remarqueras aussi que tout le monde utilise son telephone portable dans l' avion, tant que l'avion n'a pas decollé. Oui, c'est interdit, mais dans la vraie vie en Indonésie, tout le monde le fait. Pas de remarque. Une pensée pour Christelle.

Le vol n'est pas très long. Juste le temps de te donner une boîte en carton qui fait office de plateau repas. Non! Ne mange pas! C'est mauvais non seulement au goût, mais probablement aussi pour ta santé. Tu peux boire le gobelet d'eau tiède, s'il est scellé. Mais pas plus. Regarde donc par le hublot. Là, ça commence a être beau. Tu peux essayer de lire les magazines dans la pochette devant toi, mais tu vas peut être tomber sur une plaquette qui propose des prières de circonstance pour toutes les religions consacrées. Je te garantis que ça fait bizarre. Regarde par le hublot, je te dis!

Pour l'aterrissage, reste zen. Ca va secouer un peu, mais ça va bien se passer finalement. Tu as les statistiques pour toi. Et garde les yeux ouverts, parce qu'à peine l' avion posé, tu vas voir tous les passagers rallumer leur portables, enlever leurs ceintures de sécurité et se mettre debout. Ca ne rate jamais. J'espère toujours qu'ils vont tous se vautrer quand l'appareil va s'arêter, mais le pilote doit être au courant, il y va très doucement.

Encore une bousculade pour sortir de l' avion, la routine, quoi, et là, pas de bus, tu vas à l'arrivée en marchant sur le tarmac, ce qui donne tout le loisir de voir l'aéroport. Ah! tu devrais voir ta tête!! Tu n'aurais jamais cru qu'on pouvait faire un aéroport dans un hangar délabré, ou sous une tente. Rassure toi, Christelle non plus. Mais maintenant tu es au bout du monde mon pote, et les standards sont différents. Tu t'en rends encore plus compte quand il s'agit de récuperer tes bagages. Il n'y a pas de tapis roulant dans la salle surchauffée ou s'entassent tous les passagers. Il y a juste une espèce d'estrade basse ou quelques porteurs débrailles balancent la cargaison de l' appareil, et qui est prise d'assaut par tes compagnons de voyage. Ne voyant pas arriver ta valise et ton sac de plongée, tu ne peux t'empêcher de commencer à t'inquiéter, mais pas de panique, ils arriveront en dernier. Ici, on fait le plus facile d'abord. On ne sait jamais, d'ici à ce qu'on arrive au difficile, une solution se sera peut être présentée...
Ne cherche pas de chariot, il n'y en a pas. Attends plutôt le gars de Ristou Dive, il ne peut pas te rater, tu es le seul touriste du coin. Pour le reconnaitre, c'est facile, ce sera le seul à t'appeler par ton nom. Tous les autres, ceux qui t'envoient des " Hello mister aouaryou?", ils vont t'embrouiller. Lui, il va t'aider à porter tes bagages, vers la voiture qui va t'emmener au port. Fais quand même attention à la maniere dont ils chargent  ton équipement. S'ils le posent sur le toit d'un minivan sans une corde pour le tenir, et qu'ils t'assurent que "no problem" avec un grand sourire, ne les crois pas. J'ai bien cru que mon sac aller finir dans le pare brise de la voiture qui suivait...

Allez, tu es presque au bout. Une heure de voiture sur une route défoncée dans un pseudo 4x4 sans clim et sans ceinture de securité, et te voilà au port. Le temps de charger ton matériel et une demi tonne de vivres sur le bateau et c'est parti. Une heure plus tard, le coeur au bord des lèvres ou la nuque totalement rotie, ça dépend du temps, et tu verras la carte postale qui t'a fait dépenser tes économies. Une plage incroyable, une eau transparente, des coraux visibles de la surface, quelques bungalows parsemés au sein des cocotiers, tu pleurerais presque. Il y a un gars sur la plage qui hurle quelque chose, mais tu ne comprends pas tout de suite. Ce n'est que quand le bateau s'est arreté à 200 mètres de la plage que tu percutes : c'est marée basse, et le bateau ne peut pas aller plus loin. Christelle! Merde! Si je te chope, je t'éclate la tête!

Alors, tu enlèves tes chaussures, tes chaussettes, ton pantalon, et c'est en slip et avec tes tendres pieds de citadins lacérés par le corail que tu arrives au paradis.  Mais tu sais quoi? A peine siroté ton cocktail de bienvenue, tu ne regrettes rien de ce que tu as traversé. Et tu n'en veux même plus à Christelle. C'est pas de sa faute, elle n'est jamais venue.
Et attends, tu n'as pas encore plongé. Va lire les autres articles du blog. Tu reviendras. Avec Christelle?
Samedi 23 septembre 2006

P'tite description
: L'île de Nusa Penida se trouve à l'Est de Bali. L'île en elle même n'a rien de bien intéressant et ne possède à ma connaissance pas d'hôtel. Ce coin attire surtout les plongeurs et les surfeurs. C'est en fait à Nusa Lembongan que le visiteur séjourne, une île bien plus petite au nord de Nusa Penida. Mushroom Bay (ci-contre) est une jolie plage de sable blanc le long de laquelle plusieurs hôtels sont installés. Il y en a pour tous les budgets, du petit bungalow à 20$ la nuit jusqu'au resort luxueux à 90$ (prix kitas pour les résidents).

Pour qui ? : Les plongées autour de Nusa Penida sont particulièrement sportives et je les déconseille vivement aux débutants qui pourraient paniquer. Les courants sont changeant et imprévisibles. Une plongée commencée dans une eau calme peut facilement se transformer en drift dive et, au pire, en essorage où vous joueriez le rôle du linge! L'eau est souvent plus froide que partout ailleurs (25°) et un plongeur inexpérimenté prend des risques à s'aventurer à Nusa Penida. Les guides indonésiens connaissent bien les fonds mais n'ont pas conscience du danger que représentent certains sites pour les débutants, je vous conseille de choisir donc avec attention le dive center qui vous fera plonger. L’île de Lembongan ne regorge pas de choses à faire et à voir et lorsque vous aurez visité la grotte aux chauves souris et fait un tour en mobylette pour aller regarder les surfeurs prendre les vagues, vous aurez fait le tour des choses à voir dans l’île. Vous pouvez aller en famille à Lembongan mais prévoyez de vous renseigner sur le baby sitting (si vos enfants sont petits) à l’hôtel pendant que vous plongez.

Comment y aller? A partir de Bali, il faut se rendre au port de Benoa d’où la société Sailsensation fait partir un magnifique catamaran vers Lembongan quotidiennement (départ à 9h du matin et retour à 16h). La plupart des hôtels de Lembongan sont associés à Sailsensation et ils vous bookeront automatiquement sur le bateau pour 35$ l’aller-retour. On peut aussi opter pour une version très "cheap" (45.000 à 75.000 Rps) pour traverser le détroit de Badung en prenant le bateau public (kapal umum) à Sanur.


Les plongées : Néanmoins, une chose est sûre, la qualité des plongées est garantie à Nusa Penida. Raies mantas, raies-aigle, requins, poissons-lune, pieuvres, murènes en pagaille et partout, des poissons de reef qui pullulent autour de magnifiques jardins de coraux. Si vous avez la chance d'aller plonger lorsque la visibilité est bonne, vous nagez dans le cristal! Ce qui fait de Nusa Penida (photo ci-contre) un endroit très particulier pour la plongée, c'est la possibilité de croiser des poissons tout à fait incroyables et visibles nulle part ailleurs : les poissons-lune (sunfish en anglais, mola mola en indonésien).
Ces énormes poissons timides et inoffensifs qui peuvent mesurer jusqu'à 2m de haut en bas vivent dans les grandes profondeurs et montent à la surface pour se faire nettoyer de leurs parasites par les poissons de reef. On peut les croiser de Mai à Octobre entre 20 et 30m de profondeur. Cet animal unique en son genre est la raison pour laquelle vous devez aller plonger à Nusa Penida car, hormis en Australie – bien que j’aie des potes de la côte Atlantique qui en aient croisé en France mais de petite taille - vous n'en verrez guère dans votre vie de plongeur.

Le dive center : Il y a plusieurs centres qui vous proposeront des plongées autour de Nusa Penida. A partir de Lembongan, nous avons contacté plusieurs centres qui avaient l’air (après description de leurs programmes) de super charlots ! On vous fait plonger à partir de jukung qui sont de très jolis bateaux balinais, parfaits pour un pêcheur, mais nuls pour la plongée. En plus, avec les courants inattendus il est plus pratique d’être sur un bon bateau avec de gros moteurs, ce qui permet de changer de site de plongée sans perdre trop de temps. En bref, nous avons choisi Bali Hai Diving Adventures qui ont remporté le pompon en matière de sécurité, de qualité du matériel loué et qui possèdent un véritable bateau de plongée digne de ce nom.

Le resort : Nous avons séjourné au Nusa Lembongan Resort qui est de loin le plus chouette hôtel de la baie. Magnifiques bungalows (possibilité de dormir à 3 dans le bungalow) avec jolie salle de bain, deux piscines dont une pour les petits enfants. Petit déjeuner compris dans le prix de la chambre, mais pour les autres repas, prévoyez de manger ailleurs car c’est hors de prix ! Sur la plage, vous trouverez plein de petits restaus pas chers et bons.



Commentaire d'Absolute Divers :

:) On a adoré plonger à Pura Ped en compagnie d'un couple de mola molas qui sont restés avec nous presque 20 mn. On a beaucoup aimé les bungalows de l'hôtel, spacieux et confortables avec la petite chaine stéréo qui va bien pour écouter vos cd préférés.

:( On a détesté les arnaques à touristes (grande spécialité balinaise) : les prix affichés hors taxes au restau de l'hôtel, le jet ski à 200.000 Rps les 10mn et les banana boats à 5$ par tête pour 5mn de ballade.

Contacts :
Bali Hai Diving Adventures : diverse@indosat.net.id
Nusa Lembongan Resort : reserv@nusa-lembongan.com

Vendredi 22 septembre 2006
P'tite description : Au centre de l'île de Sulawesi (indiqué par un point bleu sur la carte ci-dessus), un petit village de pêcheurs, coincé entre une falaise et la mer turquoise, se termine par un ensemble de bungalows au bord d'une plage de sable blanc. Vous êtes au Prince John Dive Resort. L'établissement est tenu par un couple d'allemands charmants et parfaitement anglophones qui vous accueilleront chez eux dans une ambiance familiale. Pas grand chose à faire à terre, vous êtes au bout du monde.

Pour qui? Très bien pour les familles, les plongeurs et les non-plongeurs qui aiment la plage, le farniente, la baignade et le snorkeling (beaucoup de choses à voir). Possibilité de faire une ballade en bateau le soir pour voir les dauphins dans la baie (je ne garantis pas les dauphins, mais la sortie en mer est très chouette). Je déconseille l'endroit à ceux qui ont des bébés, car les bungalows ne sont pas climatisés et il n'y a pas d'électricité avant 18h. Dans la journée, il peut faire extrèmement chaud - pas idéal pour un bébé - et comme on se trouve loin de tout, il faut apporter toute la logistique nécessaire aux  tout-petits ce qui est une véritable expédition. A partir de 3-4 ans, ça va!

Comment y aller?  De Balikpapan, il y a un vol quotidien qui vous conduit à Palu en 45mn (Batavia airlines, départ le soir et retour de bon matin). A l'arrivée à l'aéroport de Palu un taxi, envoyé par le resort, vous conduira en une heure par la route du bord de mer jusqu'à Donggala. D'Europe, vous arriverez soit à Bali, soit à Balikpapan pour une connection vers Palu.

Les plongées : Elles sont fantastiques! C'est un de nos spot préféré en Indonésie. Le "house reef" regorge de tout ce que vous pouvez imaginer en petits poissons multicolores + les hippocampes pygmés à quelques 25m. Idéal pour les plongeurs débutants comme pour les plus connaisseurs. Les guides sont excellents,   ils connaissent parfaitement les spots et vous dirigent sans hésiter là où il y a des choses à voir. Plusieurs belles plongées partent de la plage et  les autres sont encore plus belles à quelques minutes en bateau. Requins pointe blanche à foison, grandes raies, murènes, hippocampes pygmés, coraux mous et durs, grande variété de poissons de reef il y a toujours quelque chose à voir! Même les dugongs viennent trainer dans le coin parfois. Encore plus loin, à 45mn de bateau, on plonge dans le délire. C'est magnifique! La plongée de nuit sur le "house reef" est très belle et avec un peu de chance vous croiserez une danseuse espagnole.

Le resort : C'est là que vous risquez de ne pas aimer l'endroit ou de l'adorer. Les bungalows, tous en bois sauf deux en pierre, sont équipés du minimum vital. Pas d'eau chaude, on se lave comme les indonésiens au "mandi" c'est à dire en puisant l'eau dans un bac et on s'asperge. C'est soit totalement déroutant, soit  véritablement rigolo - nos enfants adorent et pourtant, elles ont une âme de jet -setteuses! Pas de climatisation,  vous dormez sous la moustiquaire sous un vague ventilateur qui  tourne doucement  pour vous aérer. Les nuits sont chaudes, mais aucun expat ne s'est jamais plaint tant l'endroit est paradisiaque!

Le restau : Là encore, soit vous adorerez, soit vous ferez le régime. Cuisine locale indonésienne sous forme de buffet : grillades de poissons ou de poulet, riz, soupes, légumes frits. C'est très simple mais bien bon. Le petit déjeuner est spartiate : pas de lait frais! Les enfants risquent de râler s'ils n'ont pas de céréales!

Le commentaire d'Absolute Divers :

:( Si on n'aime pas la plage, on risque de s'ennuyer un peu. Les matelas dans les lits sont vraiment durs et au bout de 4 jours on a envie de rentrer chez soi et de retrouver le confort moderne. De plus, évitez de vous promener pieds nus autour du terrain de volley, certains visiteurs sont rentrés du Prince John Resort avec des vers dans les pieds; rien de grave, mais ça gratte et ça gène terriblement. Enfin, depuis quelques mois, les indonésiens des villages du coin ont pris l'habitude de venir passer le week end sur la plage de l'hotel qui, dès lors, est bondée les samedi, dimanche et jours fériés. Ils s'installent avec leur nattes, leurs bouées et leurs sacs et bouteilles en plastique - qu'ils n'hésitent pas à jeter dans la mer une fois vides. Un peu saoûlant quand on a envie de calme et de tranquilité!
:) Malgré un certain côté très rustique, l'endroit est charmant - en semaine - l'accueil formidable, les gens adorables, les plongées sublimes. L'endroit idéal pour passer votre Advanced Open Water et Alex - l'instructeur - est professionnel et son enseignement se fait en toute sécurité... et avec le sourire. A ne manquer sous aucun prétexte!
Contact :
Email :
alhack@gmx.de
Vendredi 15 septembre 2006
Une fois n'est pas coutume, Absolute Divers a quitté l'Indonésie pour aller voir ailleurs si la plongée est meilleure. Et pour vraiment taper dans ce qu'il y a de mieux en plongée sous marine, nous avons fait le voyage jusqu'en Nouvelle Calédonie, réputée pour ses spots exceptionnels. Nous ne ferons ici qu'un compte rendu bref car notre site est, avant tout, pour ceux qui veulent connaître l'Indonésie. Mais une petite comparaison ne fait pas de mal de temps à autres!


P'tite description : Lifou est une des îles Loyauté à l'Est de la grande Terre. On s'y rend en prenant un avion d'Air Calédonie qui nous y mène en 45mn à partir de Nouméa. Il y a plusieurs vols par jours mais attention, les vols d'Air Calédonie sont souvent annulés, alors préparez vous à vous faire planter, ça vous fera moins mal quand ça arrivera. Lifou est la plus grande et la plus touristique des 3 îles. Outre la plongée, on peut y visiter quelques coins sympas et y voir de superbes paysages (falaises, grande case, grottes, vanilleraies, plages de rêve).

La plongée : Pas le choix, il n'y a qu'un seul centre de plongée à Lifou qui se trouve à Chipenehe (ouest de l'île). Si vous logez à Wé ou ailleurs, prévoyez un moyen de transport, mais le stop marche assez bien dans l'île. Lifou fun dive possède un zodiaque qui vous emmène plonger dans les sites du Nord Ouest de Lifou. Il va falloir faire preuve de courage, car en Nouvelle Calédonie, on plonge Fédé : on prépare son matériel, on reste en combi toute la matinée, on se fait secouer dans un zodiaque à 11 plongeurs bien serrés les uns contre les autres!
L'équipe de Lifou Fun Dive est
néanmoins sympathique et professionnelle. Ils connaissent bien les sites et savent rapidement juger les plongeurs et leur capacités. Attention, plongeurs confirmés, vous allez plonger avec des débutants. On ne vous emmènera pas sur des sites difficiles ou avec du courant (faites une croix sur les passes). Les plongeurs à 20 plongées au log book sont légion et donc prioritaires.Pas grave, vous allez plonger cool dans des spots tranquilles et sans surprises! N'oubliez pas de réserver vos plongées à l'avance surtout en haute saison.
Les reliefs sont vraiment superbes à Lifou : arches, tunnels, grottes accomodés à une sauce de gorgones énormes et de très beaux coraux durs, le tout dans une visibilité exceptionnelle car  l'eau est cristalline. De très belles promenades en perspectives. Pélagiques (white tips, requins gris, thons à dents de chien) et poissons de reef sont là en nombre (mais on en a d'aussi beaux en Indonésie).

Où loger?
Pour les petits budgets, ceux qui n'ont pas peur de vivre un peu backpacker, on trouve des chambres chez l'habitant (en tribu). Sinon, on peut choisir pour beaucoup plus cher le seul hôtel acceptable de l'île à Wé : le Drehu Village. Ce dernier possède des bungalows (on peut s'y serrer à 4 dans la même chambre quand on est une famille unie) de bon standing sur une très belle plage dans la Baie de Chateaubriand... et il y a même une petite piscine. La nourriture y est chère mais bonne, un menu différent est proposé tous les soirs au restaurant de l'hôtel (environ 20 Euros avec les boissons). A midi, le snack Makanu, devant le supermarché Corail de Wé, est idéal car il prépare des plats succulents à emporter ou à consommer sur place (poulet Soyo, porc au sucre, colombo de porc, petits pois carottes) pour 8 Euros l'assiette.

A ne pas manquer
: La plage de Luengoni, la plus belle plage de toute la Nouvelle Calédonie! Aller boire un kava (entre 16 et 18h) dans le Nakamal tout proche de l'hôtel Drehu, une boisson légale à base de racines qui vous rend gentiment stone. Enfin, si vous voulez visiter une vanilleraie, arrêtez vous chez Jacob (route entre Chipénéhé et les falaises de Jokin), un kanak rasta super cool qui vous fera goûter son café vanille dans sa case.


Contacts :
A propos de la Nouvelle Calédonie pleins d'adresses utiles : http://www.nouvellecaledonietourisme-sud.com/

Drehu village e-mail : reservation.drehuvil@canl.nc

Lifou  Fun Dive
Site  Web :
www.lifoufundive.com
e-mail : lifoufundive@lagoon.nc
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