Suivez le guide !

Absolute Divers, est là pour vous aider, pour vous guider, pour vous donner de bonnes adresses et de bons conseils. Nous sommes Divemasters et nous vivons en Indonésie depuis 6 ans. Nous plongeons aussi souvent que possible dans l'archipel indonésien et même ailleurs et nous rapportons dans nos valises toutes les infos que nous pouvons pour vous aider à votre tour à choisir une destination pour plonger.
Ce blog est le résultat d'une passion, un guide sans concession dans lequel nous vous apportons notre expérience et notre vécu . Naviguez dans le blog à partir des catégories, envoyez nous vos questions, vos commentaires et aidez nous à faire vivre ce blog.
P’tite description :
Labuan Bajo est un petit port de pêche qui vous donne une bonne idée de ce que peut être le bout du monde. Ennui garanti si vous passez plus de deux jours sans excursions. Située à l’ouest de l’île de Flores, dotée d’un aéroport domestique, la ville se traverse en 5 minutes de voiture, et n’offre comme intérêt que quelques boutiques de sac à dos, les quatre dive centers, et trois ou quatre restaurants miteux. Labuan Bajo est le point de départ de nombreuses croisières et live aboards pour Komodo et les îles de la Sonde.
Pour qui ? Labuan Bajo n’est pas un endroit accueillant pour les familles. Si vous vous y arrêtez, restez y trois jours au plus, et encore… Cette ville plaira uniquement aux plongeurs qui peuvent vivre sans luxe.
Les 4 centres de plongée sont situés côte à côte dans la rue qui longe le port. Notre chauffeur nous en a conseillé deux. Dans le premier, il n’y avait personne d’autre qu’un gars ensommeillé qui devait contacter le divemaster qui ne nous a jamais rappelé. Juste à gauche de ce centre, nous avons été chez Reef Seekers, centre PADI 5*. Une charmante demoiselle nous a accueillis en compagnie d’un Divemaster franchement compétent, et en trois minutes, nous avons décidé de partir pour un day-trip avec eux. Dès le lendemain matin, nous avons embarqué avec Ernest et Kathe pour deux plongées de première classe. Nous avons aussi été impressionés par le professionalisme de toute l’équipe, et enchantés par la petite leçon de choses à propos de la vie du reef, sur le pont. Quarante cinq minutes de pur bonheur et de connaissance, que Ernest et Kathe se font un devoir de fournir à leurs clients chaque jour. Pour résumer, nous avons trouvé que la prestation de Reef seekers était la meilleure que nous ayions pu expérimenter jusqu'à ce jour.
Le Bajo Eco Lodge est le meilleur établissement en terme de confort. On est quand même loin du Sheraton. Mais nous avons apprécié la propreté et la simplicité des lieux. La petite piscine (eau salée) est très pratique pour se rafraichir en fin de journée. La plage est assez moche, pleine de détritus, et l’eau marron n’offre aucun intérêt et ne donne guère l'envie de s'y baigner. La nourriture du restaurant est simple, mais excellente. Essayez le Ikan Bakar (poisson grillé), c’est un délice. Les fruits sont succulents, frais et juteux... de quoi se réconcilier avec les fruits exotiques!Le commentaire d'Absolute Divers :
:) On a aimé le coté guest house du Bajo Eco Lodge, où l'on se sert ses boissons tout seul en les marquant sur un bout de papier, dans une atmosphere extraordinairement tranquille. On se sent un peu "comme à la maison". On a aimé aussi plonger avec Reef Seekers.
Quand je vois un photographe sous marin arriver sur le bateau, j’ai les poils qui se hérissent (puisque mes cheveux ne peuvent plus se dresser) et je n’ai de cesse de savoir comment ne pas plonger avec. J’évite assez souvent de lui parler d’ailleurs, pour être sur qu’on ne va pas nous proposer de faire équipe ensemble.Je ne parle pas du plongeur qui a acheté un appareil numérique et un boitier étanche. Celui là n’est pas trop gênant. Il fait ses photos comme moi je prends des photos dans une soirée entre potes, et parfois, il en sort de superbes.
Non, je parle du gars qui arrive avec un gros boitier, souvent orange, complété d’un objectif qui n’a rien a envier au nez de Cyrano, et encadré par deux bras porteurs de flashs qui donnent au tout l’allure d’un vaisseau du Capitaine Némo.
J’ai même vu un jour un de ses sous mariniers débarquer avec deux valises métalliques ; j’ai cru qu’il allait sortir un télescope!
Pourquoi l’artiste subaquatique provoque-t-il une telle défiance de ma part ?
Tout d’abord parce qu’il prend une place folle sur le bateau. Il faut qu’il étale son matériel partout ; il occupe toute la place dans le baquet d’eau douce avec son appareil arachnoïde ; il lui faut 10 mètres carrés pour tout assembler avant la plongée. Lorsqu’en plus il a mentionné le prix de son équipement, généralement avec une nuance de menace dans la voix, c’est fini, on ne s’approche plus à moins d’un mètre, ce qui réduit encore l’espace vital.
Une fois sous l’eau, c’est le cauchemar. Dès qu’il y a un petit truc intéressant, le Doisneau des océans accapare le coin. Les palmes bien posées sur le corail environnant, quand il n’est pas carrément couché dessus, il commence par envoyer les watts dans la tronche du pauvre crustacé. Ensuite il mitraille comme un malade, ce qui lui prend une bonne paire de minutes. Pendant ce temps là, les autres plongeurs attendent en pompant leur air….Enfin, il se décide à laisser les autres profiter de ce qui reste de la bestiole devenue aveugle et brûlée au septième degré. Mais quand même, parfois, il lui met un dernier coup de palme sur la tête avant de filer, sans le faire exprès... enfin j'espère! Et si vous êtes sur un muck dive, le nuage qu’il soulève va tout juste vous laisser une visibilité à la David Hamilton un jour de brouillard.
Pour la ballade, il est aussi impossible d’oublier notre compagnon. Avec tout son attirail, il est sans arrêt à la traine, ou alors il s’oublie dans un coin, et on doit le chercher partout. De temps en temps, il vous arrive dans le dos alors que vous étiez en train d’admirer un beau nudibranche, et vous bourre jusqu'à ce que vous lui laissiez la priorité qui revient de droit (d’après lui) aux chasseurs d’images sous marines. Attention quand même à ne pas trop résister, j’ai vu des débuts de querelles commencer sous l’eau (je te pousse, tu me pousses, on se pousse), et manquer de terminer en pugilat après des échanges de propos acerbes sur le bateau. Tout ça pour une sole assez moche, à peine visible sous le sable. La plongée ca détend, mais ca ne protège visiblement pas contre la connerie.
Pour finir, sachez aussi qu’être buddy d’un photographe, c’est un peu comme plonger en solo. « Toto la photo» est bien trop occupé à regarder dans son viseur pour s’occuper de savoir ou vous êtes et si vous allez bien. J’en veux pour preuve une de mes dernières plongées a Paradise Reef (rien que le nom, ça fait baver !), où j’ai soudainement senti quelqu’un me tirer assez frénétiquement sur le bras. C’était une femme qui plongeait avec un photographe, et qui n’avait plus d’air. Mais comme son artiste plongeur était concentré sur les petites bêtes, avec le guide qui lui tenait les gorgones bien droites pour que ca fasse bien joli, elle s’était un peu éloignée. Je la comprends, elle avait dû bien s’ennuyer pendant une heure (voir « Une fois sous l’eau »). Mais quand elle a commence à suffoquer, il n’y avait personne pour s’en rendre compte. Heureusement qu’on trainait par là….On a pas hésité à secourir la belle en détresse, selon la formule consacrée qui ne reflète pas la réalité, comme j’ai pu m’en rendre compte après. Mais je m’égare.
Donc, je n’aime pas plonger avec les photographes. C’est pourquoi je n’hésite pas à demander au Divemaster de ne pas me mettre dans la même palanquée qu’un de ces phénomènes. Et je vous suggère de faire de même si vous ne prenez pas de photos sous l’eau.
Ceci dit, je suis bien content de voir des belles photos dans les magazines de plongée, et il faut bien que quelqu’un les prenne. Mais c’est comme quand je mange un gigot d’agneau, je ne veux pas penser à la façon dont c’est arrivé jusqu'à moi. Plus sérieusement, il y a des pros qui font le travail en respectant les fonds et les gens. Mais il y a surtout une quantité de « wannabe » qui feraient mieux de bosser leur buoyancy et leur palmage que leur cadrage.
Une dernière goutte de fiel pour laisser une bonne impression. Je n’ai vu que des hommes dans la peau des Helmut Newton des abysses. C’est le côté «z’avez vu mon gros bazar » qui veut ca ?
Une revanche en quelque sorte!
Au nord de Sulawesi, à l'est de de Manado, l'île de Lembeh est séparée du nord de Sulawesi par un fin détroit qui mérite votre attention. Vous êtes dans une région volcanique où la terre est riche et le sable des plages est noir. A première vue, ce coin n'est pas très accueillant car le sable noir ne fait pas partie du stéréotype des vacances de rêves sur la plage. Pourtant pour les amoureux de plongée macro, un monde merveilleux s'offre à vous.Pour qui? Si vous trouvez un hôtel sympa - et il y en a - avec le confort, la piscine et un tour desk, vous pourrez passer de bonnes vacances à Lembeh. Outre la plongée, on peut aller faire du treck sur les volcans environnants et aller aussi observer les tarsius, de drôles de petits singes très rares qui sont très nombreux dans la région. Si vous n'êtes pas allergique au sable noir, sachez que les enfants peuvent faire des pâtés quelle que soit la couleur du sable. Le détroit étant bien protégé, il y a peu de courant et peu de vagues.
Comment y aller? A partir de la ville de Manado, rien de plus simple. Après une grosse heure de voiture, vous atteindrez la région de Bitung et, si vous avez choisi un hôtel dans ce coin, le transfert par voiture est généralement organisé à partir de l'aéroport.
La plongée :
Plonger sur le sable gris ou noir est une expérience tout à fait intéressante et sortant complètement des sentiers battus. C'est une occasion rare qui risque de ne pas se renouveler de sitôt. Si vous aimez les grosses bêtes, les requins, tortues ou thon, vous serez déçus à Lembeh car c'est le royaume de la petite bestiole rare cachée derrière un modeste bout de bois, sous une anémone, enfouie dans le sable ou camouflée dans un herbier. A première vue, lorsqu'on descend pour la première fois sur le fond en sable gris ou noir, on se dit que la plongée va être un fiasco, qu'il n''y a pas un corail et qu'il n'y pas de raison pour qu'il y ait la moindre vie marine. Détrompez vous : chaque bout de bois, ou filet de pêcheur abandonné peut receler des trésors inimaginables. Pour les débutants, Lembeh est un bon spot car il y a beaucoup de plongées à peu de profondeur - les hippocampes se trouvent dans la zone des 5 mètres. La seule difficulté pour le débutant, sera de maîtriser au mieux sa
flotabilité car un coup de palme mal placé et hop....on fiche en l'air la plongée du gars qui est juste derrière ou bien encore, on fait disparaître sans un nuage de sable la rareté aquatique qui justement se balladait là! Alors bien prendre garde à comment l'on se déplace ok les bleus???? Il y a aussi des épaves (avion et bateau) dans le détroit de Lembeh ainsi que de très belles plongées de nuit et même de grottes et des boyaux à visiter. Vous tomberez sans aucun doute sur des frogfish poilus, hippocampes, ghost pipe fish, scorpion fish, leaf fish, raies à pois bleus et d'autres animaux dont le nom m'échappe mais qui ressemblent à des dragons ou à des bêtes venues tout droit de l'enfer (gurnard, stingfish)!
Commentaire :
Nous n'avons pas encore eu l'occasion de séjourner à Lembeh, mais nous devons y aller très prochainement. Nous ne sommes donc actuellement pas en mesure de vous conseiller un hôtel où aller. Nous avons été à Lembeh dans le cadre de sorties à la journée à partir des îles de Ganga et de Bunaken. De nombreux dive centers de la région organisent ce genre de sortie pour aller à Lembeh. A vous de tenter la ballade qui vaut vraiment le détour.
Sur les bateaux, vous rencontrerez aussi des Nord Américains. J'inclue aussi les Canadiens là dedans. Comment les reconnaitre?Facile, ils parlent Anglais! Et quand les Canadiens parlent francais, ils ont un accent inimitable qui fait qu'on doit se pincer la cuisse pour pas rigoler. Vous me direz, et vous aurez raison, qu' il n'y a pas que les Américains pour parler anglais. Alors voyons plus loin.
Le format d'abord : les Americains ils sont BIG. Ils sont grands, ils ont de larges épaules, ils ont des gros bras, avec des gros tatouages dessus, souvent des gros ventres, et parfois des grosses gueules. Ils aiment bien mettre des bandanas sur la tête aussi.
Et ils ont les plus grands pieds du monde. Mon Dieu ces arpions qu'ils ont! Moi qui fait un confortable 45, j'ai l'impression d' avoir acheté mes chaussures au rayon enfants quand je vois leurs tongues.
Leur matériel : il est de marque américaine genre AmScub. Quand il est en Indonésie, l'américain est quand même un peu malheureux, parce qu'il ne peut pas utiliser son fusil harpon, comme à la maison. Et oui, là bas, il y a des bourrins qui pêchent au fusil harpon avec des bouteilles. Pour attraper des BIG fish!!
Sur le bateau, les américains sont assez abordables. Ils viennent même plutôt volontiers vers vous, si vous parlez l'anglais, et vous posent plein de questions. Vous pouvez d'ailleurs leur poser les mêmes, ils y répondront avec plaisir : la femme, les gosses, leur boulot. Ils adorent parler de leur boulot, et vous faire comprendre qu' ils sont super importants, qu'ils gagnent plein de fric, mais qu'ils travaillent trop, et que du coup, ils ne passent pas assez de temps avec leur femme. Moi je dis qu' ils préfèrent aller s'enfiler des binouses avec les potes après le bureau, mais je vois le mal partout.
Mais surtout, le truc qui pour moi les caractérise, c'est le log book. Là dessus, ce sont des vrais malades. A peine la plongée terminée, les mains encore humides, ils se jettent sur leur carnet et notent tout ce qu'ils ont vu. Et attention, les Américains ils n'écrivent pas comme moi sur leur log book, moi qui écris parfois : "plein de poissons jaunes et bleus, et des nudi bien sympas". Non, ils écrivent les vrais noms de toutes les bestioles, et quand il ne savent pas, il copient sur le voisin (en demandant tout de même la permission car ils sont 'highly civilized'). En bref, pas question d'avoir une plongée de retard sur le log book, et il faut que tout soit bien catalogué. Des junkies du renseignement je vous dis!
Allez bye bye my friend.
Gangga Island, Nord Sulawesi

Donggala / Sulawesi centre

Bangka Island / Nord Sulawesi

Maratua Island / Bornéo

Manado Tua / Sulawesi Nord

Menjangan / Bali

Gili Trawangan / Lombok

Karimunjawa Islands / Java

Vue sur Sulawesi Nord

Site de plongée à Bangka Island

Ile de Bunaken : la Mecque de la plongée sous marine en Indonésie

Sangalaki / Bornéo

Plage de Nihiwatu à Sumba



