Suivez le guide !

Vous souhaitez venir plonger en Indonésie et vous ne savez pas où aller? Vous vous demandez où vous aller pouvoir séjourner? Vous voulez partir en famille? Vous avez envie de sites pour plongeurs confirmés? Vous voulez faire de la photographie sous marine? Vous aimeriez savoir ce que l'on trouve sous l'eau et sur l'eau? Alors ce blog est pour vous!!undefined
Absolute Divers, est là pour vous aider, pour vous guider, pour vous donner de bonnes adresses et de bons conseils. Nous sommes Divemasters et nous vivons en Indonésie depuis 6 ans. Nous plongeons aussi souvent que possible dans l'archipel indonésien et même ailleurs et nous rapportons dans nos valises toutes les infos que nous pouvons pour vous aider à votre tour à choisir une destination pour plonger.
Ce blog est le résultat d'une passion, un guide sans concession dans lequel nous vous apportons notre expérience et notre vécu . Naviguez dans le blog à partir des catégories, envoyez nous vos questions, vos commentaires et aidez nous à faire vivre ce blog.


Dimanche 17 février 2008
Que diriez vous de pouvoir organiser vos plongées avec plus de souplesse dans les temps de décompression? Que diriez vous de rester plus longtemps à 25 mètres? N'aimeriez vous pas enfin profiter de vos plongées comme bon vous semble? Ne pas être forcé de remonter alors que vous n'en avez pas envie?






                                                                                                                                                                 Aujourd'hui avec le Nitrox, cela est possible!
Je n'ai pas envie de vous faire un cours sur le Nitrox en vous apprenant comment cela fonctionne. J'ai juste envie de vous dire que plonger au mélange enrichi en oxygène, c'est plus de liberté sous l'eau et plus de sécurité si l'on respecte les règles de base qu'impose la plongée au Nitrox.
En une paire de jours, vous pouvez passer l'examen Nitrox et connaître une façon 'différente" de plonger. Et je ne vous parle pas du confort dont vous aurez du mal à vous passer en revenant à l'air.
Nous avons donc passé la spécialité 'Plongée au Nitrox' chez Padi et avons fait 3 plongées pendant lesquelles nous avons pû vraiment profiter de toutes les merveilles sous marines et, presque, aussi longtemps que nous l'avons voulu. Et après les 2 plongées du matin, figurez vous que nous n'étions même pas fatigués!
Je ne saurai donc vous encourager, si vous en avez le temps, l'envie et les moyens, de ne pas rater cette expérience qui nous a apporté beaucoup de plaisir en plongée sous marine. Hélas le Nitrox n'est pas encore très populaire de par le monde, même si les américains l'ont largement adopté et que les resort d'Asie s'organisent depuis peu pour pouvoir offrir cette option à leur clientèle étrangère. Inexorablement, la plongée au mélange va s'étendre et se populariser et, je suis prête à parier que vous aussi, vous y viendrez!



Mardi 23 octobre 2007
Depuis que les plongeurs plongent et qu'ils font des bulles, une loi a toujours été de mise dans le milieu : il faut en baver pour mériter la mer!

Je m'explique : n'avez vous jamais remarqué la propension qu'ont les clubs de plongée - et sans vouloir fâcher les Fédés, c'est souvent chez eux qu'on en sue le plus - à nous faire porter les bouteilles, les paniers remplis de bcd, les ceintures de poids, à nous faire grimper dans des zodiaques pour jouer les forces spéciales, à rester avec nos combis mouillées sur le bateau pendant toute une matinée par manque de place?
Moi qui suis une grosse flemme, moi qui aime plonger sans effort, j'ai enfin trouvé ceux qui correspondent à ma philosophie de la plongée : Les Gangga Divers.
Le concept des Gangga Divers est formidable : "Avec nous la plongée, c'est pas la prise de tête!"
L'idée a germé dans le cerveau génial du manager du Gangga Island Resort (Nord Sulawesi) qui, fort du succès de son établissement, en a ouvert un second à Lombok (Villa Almarik), puis un troisième sur Bali (Lotus Bungalows). Dans ces trois hôtels, vous plongerez avec des guides, des divemasters ou des instructeurs qui ont tous été à la même école, celle du professionnalisme, du sérieux, du travail bien fait et tout cela pour assurer une règle d'or : être au service du plongeur et le satisfaire au mieux.

Pour vous, terminée la corvée de porter le matériel jusqu'au bateau : quand vous arriverez à bord, vous trouverez votre caisse avec toutes vos petites affaires dedans et vous aurez juste à vérifier que tout est là. Votre stab sera installée sur la bouteille et votre seule obligation sera de voir si tout est en place, si vous avez de l'air, bref, rien de violent! Des serviettes, du thé, du café, de l'eau et des gâteaux sont à disposition; vous n'avez qu'à vous servir.
Que vous dire de plus? Que le projet des Gangga Divers de Bali/Lombok est de vous proposer un programme 'One vacation, two islands' où l'on vous fera plonger et séjourner à Bali pour quelques jours, puis les Gangga Divers vous feront naviguer sur un catamaran jusqu'au îles Gili où vous continuerez votre séjour plongée à la Villa Almarik sur Gili Trawangan.
 Alors, elle est pas belle la vie?

Contact :
On trouve les Gangga Divers à :
  • Gangga island au Gangga islandResort  : www.ganggaisland.com/fr/resort.html
  • Bali-Candidasa au Lotus Bungalows : http://www.lotusbungalows.com/
  • Lombok - Gili Trawangan à la Villa Almarik : http://www.almarik-lombok.com/
Samedi 2 juin 2007
Les visiteurs assidus de ce blog savent déjà que nous sommes allés à Layang Layang voir les requins marteaux. Ce voyage aura été initiatique à deux titres : d'une part, j'ai maintenant moins peur d'aller dans le bleu, d'autre part j'ai désormais la conviction intime que les photographes sous marins me gonflent et que ce sont des bachi-bouzouks. J'exclus volontiers de ce jugement les professionels et les rarissimes amateurs qui savent prendre une photographie sans provoquer un génocide coralien. En général, ceux là ont aussi gardé une once de raison. Mais les autres, la masse des touristes des fonds des mers qui mitraillent la faune sous marine pour ramener des images qui s'entasseront sur le disque dur de leurs ordinateurs, ceux là me tapent sérieusement sur les nerfs. Quelques exemples irritants, tirés de mon expérience personnelle, permettront de comprendre mon courroux (coucou!).

Avant la plongée, une charmante Divemaster nous a fait un briefing bien détaillé. Ele n'a pas non plus manqué de préciser qu'il faudrait rester groupés dans le bleu, et éviter de s'approcher trop vite des bans (de requins ou d'autres poissons) Elle a même ajouté que le mieux serait de rester statiques et de laisser le ban s' approcher tout seul. Que croyez vous qu'il arriva? Et bien dès la perception d'un groupe d'ombres au loin, nous avons vu les photographes et autres vidéo amateurs se ruer en dépit de tout bon sens vers le supposé ban. Quittant la palanquée, palmant vers le fond comme des forcenés, produisant plus de bulles qu'un bain moussant, ils ont parfaitement réussi à effrayer les poissons, privant ainsi tout le monde d'un bon moment de plongée.

Allez, un autre : au cours du briefing, on nous a signalé qu'on verrait peut être un gros poisson-crapaud. Coup de veine, il était bien là ou on l'espérait. Mais je ne suis pas resté pour le regarder. Pourquoi? Parce que les malades du petit bouton avaient envahi la zone, et décidé de ne pas bouger avant d'avoir mitraillé la bête. Ils s'étaient amassés en un groupe compact de plusieurs couches, on se serait cru à la descente des marches du festival de Cannes. Ca m'a saoûlé! Désolé, mais quand je plonge,  j'espère ne pas avoir à faire la queue comme à la caisse de Carrefour.

Un troisième? C'était avec un poisson feuille ce coup là. Un paparazzo des mers s'était installé juste en face de l'animal, et s'incrustait depuis un moment. Alors je suis arrivé par le dessus et je me suis laissé descendre doucement sur sa droite et j'ai signalé ma présence par un petit coup de coude sur le bras. Quand il s'est rendu compte que j'étais là, il a voulu être gentil et m'a proposé de regarder le poisson ... à travers le viseur de son appareil. J'étais scotché! Je lui ai expliqué par gestes que je me servais de mes yeux pour regarder; et puisque le sujet était devant moi en chair et en arêtes, je préférais le voir "en vrai" plutôt que sur un écran à cristaux liquides. Il m' a regardé comme si j'étais un débile profond. Va donc, eh, Robocop!

Je pourrais digresser encore sur celui qui visionnait ses photos sous l'eau au lieu de regarder autour de lui, sur celui qui a fait la tronche à sa femme parce qu'il avait fait des photos pourries, ou bien parce que sa femme en avait fait de bien meilleures que lui (tout est relatif, cependant). Mais je préfère m'élever contre le fait qu'on me demande de plonger sans gants, sans même m'avoir vu sous l'eau ni prendre en compte le fait que je plonge avec un stick, pour justement ne pas toucher le corail. Et pourtant on ne dit jamais rien aux photographes à deux balles qui ne maîtrisent pas leur flottabilité et qui vont se vautrer sur le récif pour prendre des photos floues de poisson clown. Pire, on voit même des Divemasters arranger des compositions de nudibranches ou d' hippocampes pygmées pour le plus grand bonheur des preneurs de vue.

J'en suis à penser que la mode de la photographie sous marine nuit à la plongée parce qu'elle est colportée par une écrasante majorité de mauvais plongeurs qui deviennent totalement déraisonnables lorsqu'il s'agit de prendre un cliché. Et si je deviens un jour maitre du monde (Mouhouhahah!), j'instaurerai un permis de photographie sous marine. Il y a bien un permis de pêche, un permis de chasse, un permis de conduire. Pourquoi devrait-on pouvoir plonger avec un appareil photo dès qu'on a son Openwater ou son niveau 1? On ne s'est jamais entrainé avec, que je sache. Alors, demander que les photographes sous marin aient au moins 50 plongées et passent une épreuve théorique et pratique sous l'eau ne me semble pas délirant. Mais on préfèrera sans doute continuer à vendre des appareils et des boitiers à tire-larigot à qui veut les acheter...

En attendant, je vais continuer à faire mon possible pour éviter de plonger avec les photographes. Mais c'est de plus en plus difficile. Nuisibles, je vous dis......
Dimanche 4 mars 2007
Nous revenons de Gangga (voir les articles du blog au sujet de ce petit paradis), où, en plus d'avoir plongé presque au delà du raisonnable, nous avons eu l' occasion de faire le Bien, en sauvant une tortue grâce au projet mis en place par le Dive center (et Henriette l'instructeur du centre).

L' idée est simple, comme toutes les bonnes idées. Lorsqu'une tortue est ramenée dans les filets des pêcheurs du coin, le Dive Center la rachète deux fois le prix du marché. Ensuite, Henriette trouve dans la clientele du resort un parrain ou une marraine, qui rachète la tortue, lui donne un nom, et la ramène ensuite à la mer. Un log book est tenu à la réception, et on garde ainsi une trace de toutes les tortues relachées, avec les dates, et les noms.

La question du marquage des tortues s' était posée. La réponse a été négative. En effet, l'ambition est juste d'éviter à la tortue de finir en soupe ou en brochette, et pas de suivre ses deplacements à la trace pendant plusieurs années. Elle a aussi le droit à une vie privée, la tortue!
D' autre part, marquer une tortue pourrait vouloir dire qu' elle ne sera achetée qu'une seule fois par le Dive Center, ce qui pourrait du coup inciter le pêcheur qui l' attraperait une seconde fois à la vendre au marché local, ou à la manger lui même. Dommage!

Un beau matin, au petit déjeuner, nous avons donc adopté une tortue. Nous avons laissé aux enfants le soin de la baptiser, et ces merveilleuses petites lui ont donné le beau nom d' Alcarino. Un peu plus tard, nous sommes allés la voir au Dive center. Elle reposait, immobile, un peu morose, dans un coin de bassin. Henriette l'a ensuite attrapée, car il faut une certaine technique. En effet, la tortue se laisse saisir aisément, mais au bout de quelques secondes, elle balance des coups de pattes frénétiques et sonores, qui aspergent tout le monde à la ronde. Il faut alors l'avoir bien fermement en main si on veut éviter de la lacher et de la laisser tomber et se blesser. Au bout d'un moment, elle se calme quand même, et les choses deviennent alors plus faciles. C'est d'ailleurs à partir de là que je m'en suis chargé...

Après une séance de photos, nous nous sommes acheminés en procession vers la plage. En route, il a fallu quand même faire bien attention, car la tortue Alcarino remettait quand même de temps en temps de bons coups de pattes. C'est là que j'ai compris pourquoi une tortue avance si bien sous l'eau;  j'ai vraiment eu l'impression de me prendre à chaque fois une bonne claque sur la main, du genre de celles qu'on ramasse quand on se fait prendre la main dans le bocal de bonbons.
Une autre impression, plus agréable, a été de sentir la tortue respirer. Le ventre bouge, et c'est assez bizarre de percevoir une certaine souplesse dans la rigidité de la carapace.

Finalement, nous avons déposé Alcarino sur le sable. Elle a bien vite compris que le salut était tout proche, et a rapidement rampé vers la mer.Elle s'est arrêtée un petit peu avant que les vagues ne l'atteignent. Les adultes disent que c'était pour reprendre son souffle. Les enfants affirment que c'était pour nous regarder une derniere fois et nous dire merci. Va savoir...
Dès que l'eau l'a recouverte, elle a avancé encore un peu, et après quelques mouvements soudain beaucoup plus fluides, elle a disparu vers le large.

Depuis, on pense de temps en temps à notre tortue, qui a retrouvé la liberté un peu grâce à nous. Et bien, même si ça a l'air mièvre, moi, ça me rend tout chose.
Samedi 9 décembre 2006
Toi qui as l'habitude d'aller chercher tous les étés ton package Ron Ron Voyages pour Urgada dans ton agence préféree, et d'en profiter pour claquer la bise à ta copine Christelle, et qui prends ton avion à l'heure dans un terminal propre où tu as acheté de l' eau, des journaux, à manger ou des clopes, tu as peut être envie de changer un peu ta routine d'aventurier.


Et toi, qui as compris que l'épave du Liberty à partir de 8 heures du matin, c'est de la plongée en eau gazeuse avec autant de monde que sur une grande avenue de Tokyo aux heures de pointe, tu as peut être envie de sortir des destinations de la plongée industrielle et d' aller voir pourquoi chez Absolute Divers on dit que c'est si bien la plongée en Indonésie.
Ce post est pour toi, donc. Mais attention mon gars, tout se mérite... Je vais grossir un peu le trait, pour que tu comprennes bien, mais je te garantis que tout ce qui suit, c'est du vécu.

Pour abréger un peu, on va considérer que tu as fait le facile : tu viens d' arriver d' Europe à Surabaya, ou à Balikpapan, et tu as retrouvé tes bagages, petit veinard. Tu as acheté ton visa à l'arrivée, et tu t'es fait seulement arnaquer de 15 Euros parce que tu n' avais que des Euros justement, et qu'ici on paye en Dollars ou en Roupies. Elle ne te l' avait pas dit Christelle? Dommage!
Passer la douane t'a fait du bien. C'est vrai qu'après 15 heures à chercher une position pour dormir dans un espace grand comme une boîte à chaussures, rester debout une heure, c'est une délivrance.

Maintenant, on commence la partie domestique de ton trip. Christelle t' a dit que le correspondant de Ristou Plongees t'attendrait avec une pancarte. Le problème, c'est que des petits gars bruns à la peau mate qui brandissent des papiers froissés format A4, il y en a une trentaine, et qu'aucun n' a ton nom sur sa liste. Et puis tu dois aussi te débattre au milieu d'une meute de petits moustachus qui te proposent un taxi, une montre Rolex ou un stylo Mont Blanc à 100 000 roupies, alors c'est difficile de se concentrer. Et la chaleur... c' est moite, ca poisse, c'est lourd.... Et tout ce bruit....

Tu commences à te dire que Christelle est peut être pas si compétente que ça, quand quelqu'un te tape sur l'épaule. C'est un petit bonhomme avec une casquette qui t'appelle par ton nom, et qui te donne des billets d'avion pour la suite du voyage. Il t'explique " Sorry Sorry" qu'il est un peu en retard parce qu'il devait aussi s'occuper des voyageurs de Pipo Diving (les autres francais qui étaient dans l'avion avec toi). Il t'explique aussi qu' il va t'accompagner jusqu'au guichet d'enregistrement, et te laisser ensuite parce qu'il a un autre groupe à récuperer.

Devant le comptoir, il y a une masse grouillante de gens, avec des monceaux de bagages, et l'hôtesse est submergée par des grappes de mains agitant des billets tout comme le tien. Tu vas prendre ta place dans ce que tu crois être la fin de la queue, et tu commences à regretter de n'avoir pas pris de porteur. En effet, tu vois bien que les porteurs, eux, ils savent se débrouiller pour ne pas se faire passer devant, pour mettre les bagages de leur client sur le tapis au bon moment, pour passer le billet juste sous le nez de l'hôtesse, qui ne peut pas faire autrement que d'enregistrer. Alors que toi, tu te fais bousculer par tout le monde, même par les vieilles femmes, tu te fais rouler sur les pieds par des valises, et ton chariot est imperceptiblement refoulé vers l'extérieur du flot. Elle ne t'avait pas dit Christelle, que la file d'attente, c'est une abstraction, une vue de l'esprit, un machin d'extraterrestre, un concept totalement inaccessible pour les Indonésiens? Elle n'est pas très fine, Christelle...

Bon, une fois que tout le monde t'est bien passé devant le nez, tes bagages sont finalement enregistrés. Il faut que tu ailles payer la taxe d'aéroport maintenant. Oui, c'est ca, il faut refaire la pas-queue. Mais tu vas mieux t'en sortir ce coup ci. D'ailleurs tu as trouvé un guichet où il n' y a personne. En plus, la jeune fille est tout sourire en te prenant le billet de 50 000 roupies, pas comme à côte, où il y a une espèce de dragon qui agrafe des papiers sur les cartes d'embarquement, entre deux coups de tampon rageurs. Las! Lorsque tu veux passer dans la zone d'embarquement, un petit monsieur à moustache dans son uniforme te montre du doigt le guichet du dragon, et te fait comprendre que tu n'as pas payé la taxe d'aéroport. Non, en fait, tu as donné 50 000 roupies pour la construction d' une mosquée ou d'un orphelinat, va savoir. Tu comprends maintenant pourquoi le sourire, pourquoi pas trop de monde? Elle t'avait pas dit Christelle qu'en Indonésie il y a des guichets "officiels" pour les oeuvres de charité locales? Elle devient lourde Christelle. Allez, à la pas-queue, comme tout le monde!

Bien. Tu peux maintenant poser tes affaires sur le tapis roulant avec ton téléphone portable, tes clés, et passer sous le portique. Ca bipe! C' est normal. Ca bipe pour tout le monde; et tout le monde s'en balance. Il y a quand même un gars a moustache en uniforme après le portique, mais il n'est là que pour toucher son salaire, pas pour te fouiller. Ah, ca change des bourrins au crâne rasé et de leurs collègues, ni belles ni sympa, de l'aéroport  Charles de Gaulle, mais ce n'est pas tellement rassurant finalement. Pourtant, tu ne vas quand même pas demander qu'on te fouille, non? Alors direction la porte d'embarquement.
Et là, tu as le deuxième effet Kiss pas Cool. Des hordes de gens, vieux, jeunes, hommes,femmes, enfants, gros, maigres, avec des sacs, des cartons, des boîtes, des bouteilles, des téléphones portables, et que sais-je encore, ont envahi tous les sièges et tous les endroits où tu aurais pu imaginer t' asseoir une minute. Si, il y a bien une place au milieu de la rangée du fond, mais il va falloir que tu fasses preuve d'un peu de culot, et que tu passes au milieu de la masse, en affectant de ne pas sentir les regards qui se posent sur toi. Allez, du courage, tu ne vas pas attendre 45 minutes debout que l'embarquement se fasse. T'es un "diver" quand même!

Une fois posé, tu prends ton livre, ou tu prends ton I Pod, et tu attends. Tu attends. Tu attends encore. 45 minutes, 50 minutes, une heure... Autour de toi, les gens aussi attendent, impassibles. Tu es bien au bon endroit, puisqu' ils ont les même cartes d'embarquement que toi, mais rien ne vient. Finalement, une annonce, parmi tant d'autres dans ce brouhaha, t'apprend que ton vol a 1h30 de retard. Mince. Bon, et bien tu as le temps d'aller faire pipi dans de splendides toilettes à la turque totalement inondées. Ne t'inquiète pas, c'est de l'eau. Ils adorent rincer les toilettes à grande eau dans ce pays. Attention quand même de ne pas te tromper de porte, parce que juste à côté, il y a les salles de prière, alors pas d'impair.

Le temps de revenir à la porte d'embarquement, tu t'es fait piquer ta place, bien sûr, et l'avion a encore pris une demi heure de retard supplémentaire. Re-mince. Je ne voudrais pas m'avancer, mais est-ce que Christelle n'a pas oublié de t'expliquer le " jam karet" (heure élastique)? La ponctualite, en Indonésie, c'est comme la file d' attente, c'est un truc qu'on ne voit que dans les films. Surtout en ce qui concerne les avions. Remarque, dans ton malheur tu as de la chance, parce que des fois, l'avion part avant l'heure prévue. Mais entre nous, elle est pas un peu limitée, Christelle?

Finalement, l'annonce tant attendue arrive. On embarque. Un vent de folie souffle soudain sur la salle d'embarquement. Tout le monde se lève, et se rue vers la porte.
Et c'est reparti pour la bousculade, le piétinement, la foire d'empoigne. Tu essayes bien de dire à la mémere qui te colle aux fesses qu'il y aura de la place pour tout le monde, mais elle te sourit, et elle te passe devant sans vergogne. Tu n'as plus qu'à te laisser aller avec le flot. Tu montes dans le bus, et ça te rappelle le métro aux heures de pointe. Tu te fais éjecter dehors à peine les portes ouvertes, et tu découvres l'avion qui va t'emmener. Surpris? Mais elle est lobotomisée Christelle ou quoi? Elle ne t'a pas dit que pas un avion qui vole en Indonésie n'a moins de 20 ans? Qu'en vol domestique, tu as encore des DC 10, des ATR, des Antonov? Que des fois tu prends des avions à cote desquels un Canadair c'est le Concorde en premiere classe? Et bien tu le sais maintenant.

A bord, tu trouves ton siège, quand il y a des numéros. Si les places ne sont pas numérotées, saute dans le premier fauteuil disponible, c'est un bon conseil. Pour ranger ton bagage à main dans le compartiment, laisse tomber. Tout est déjà bourré à craquer de cartons, de sacs en plastique, de valises qui feraient hurler n'importe quel personnel de vol Air France. Pousse ton sac à tes pieds, boucle ta ceinture, et respire à fond. Tu remarqueras aussi que tout le monde utilise son telephone portable dans l' avion, tant que l'avion n'a pas decollé. Oui, c'est interdit, mais dans la vraie vie en Indonésie, tout le monde le fait. Pas de remarque. Une pensée pour Christelle.

Le vol n'est pas très long. Juste le temps de te donner une boîte en carton qui fait office de plateau repas. Non! Ne mange pas! C'est mauvais non seulement au goût, mais probablement aussi pour ta santé. Tu peux boire le gobelet d'eau tiède, s'il est scellé. Mais pas plus. Regarde donc par le hublot. Là, ça commence a être beau. Tu peux essayer de lire les magazines dans la pochette devant toi, mais tu vas peut être tomber sur une plaquette qui propose des prières de circonstance pour toutes les religions consacrées. Je te garantis que ça fait bizarre. Regarde par le hublot, je te dis!

Pour l'aterrissage, reste zen. Ca va secouer un peu, mais ça va bien se passer finalement. Tu as les statistiques pour toi. Et garde les yeux ouverts, parce qu'à peine l' avion posé, tu vas voir tous les passagers rallumer leur portables, enlever leurs ceintures de sécurité et se mettre debout. Ca ne rate jamais. J'espère toujours qu'ils vont tous se vautrer quand l'appareil va s'arêter, mais le pilote doit être au courant, il y va très doucement.

Encore une bousculade pour sortir de l' avion, la routine, quoi, et là, pas de bus, tu vas à l'arrivée en marchant sur le tarmac, ce qui donne tout le loisir de voir l'aéroport. Ah! tu devrais voir ta tête!! Tu n'aurais jamais cru qu'on pouvait faire un aéroport dans un hangar délabré, ou sous une tente. Rassure toi, Christelle non plus. Mais maintenant tu es au bout du monde mon pote, et les standards sont différents. Tu t'en rends encore plus compte quand il s'agit de récuperer tes bagages. Il n'y a pas de tapis roulant dans la salle surchauffée ou s'entassent tous les passagers. Il y a juste une espèce d'estrade basse ou quelques porteurs débrailles balancent la cargaison de l' appareil, et qui est prise d'assaut par tes compagnons de voyage. Ne voyant pas arriver ta valise et ton sac de plongée, tu ne peux t'empêcher de commencer à t'inquiéter, mais pas de panique, ils arriveront en dernier. Ici, on fait le plus facile d'abord. On ne sait jamais, d'ici à ce qu'on arrive au difficile, une solution se sera peut être présentée...
Ne cherche pas de chariot, il n'y en a pas. Attends plutôt le gars de Ristou Dive, il ne peut pas te rater, tu es le seul touriste du coin. Pour le reconnaitre, c'est facile, ce sera le seul à t'appeler par ton nom. Tous les autres, ceux qui t'envoient des " Hello mister aouaryou?", ils vont t'embrouiller. Lui, il va t'aider à porter tes bagages, vers la voiture qui va t'emmener au port. Fais quand même attention à la maniere dont ils chargent  ton équipement. S'ils le posent sur le toit d'un minivan sans une corde pour le tenir, et qu'ils t'assurent que "no problem" avec un grand sourire, ne les crois pas. J'ai bien cru que mon sac aller finir dans le pare brise de la voiture qui suivait...

Allez, tu es presque au bout. Une heure de voiture sur une route défoncée dans un pseudo 4x4 sans clim et sans ceinture de securité, et te voilà au port. Le temps de charger ton matériel et une demi tonne de vivres sur le bateau et c'est parti. Une heure plus tard, le coeur au bord des lèvres ou la nuque totalement rotie, ça dépend du temps, et tu verras la carte postale qui t'a fait dépenser tes économies. Une plage incroyable, une eau transparente, des coraux visibles de la surface, quelques bungalows parsemés au sein des cocotiers, tu pleurerais presque. Il y a un gars sur la plage qui hurle quelque chose, mais tu ne comprends pas tout de suite. Ce n'est que quand le bateau s'est arreté à 200 mètres de la plage que tu percutes : c'est marée basse, et le bateau ne peut pas aller plus loin. Christelle! Merde! Si je te chope, je t'éclate la tête!

Alors, tu enlèves tes chaussures, tes chaussettes, ton pantalon, et c'est en slip et avec tes tendres pieds de citadins lacérés par le corail que tu arrives au paradis.  Mais tu sais quoi? A peine siroté ton cocktail de bienvenue, tu ne regrettes rien de ce que tu as traversé. Et tu n'en veux même plus à Christelle. C'est pas de sa faute, elle n'est jamais venue.
Et attends, tu n'as pas encore plongé. Va lire les autres articles du blog. Tu reviendras. Avec Christelle?
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