Mardi 9 mai
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P’tite description :
Le Parc National de Komodo est une réserve naturelle qui comprend l’île de Komodo, l’île de Rinca, et tout un tas d’autres îles, pour la plupart désertes. On voyage dans ce parc par bateau uniquement. Les îles sont très vallonnées, assez pelées, ou alors recouvertes d’une verdure rase et parsemée d’arbres. Pour nous qui ne sommes jamais allés en Ecosse, c’est comme ça qu’on l’imaginerait facilement, à la différence qu’ici on est en maillot de bain et qu’il fait plus de 30 degrés à l’ombre. La distance entre les îles est peu importante, le temps de navigation d'un point à un autre est donc assez court. Notre périple nous a conduit surtout dans la partie Nord du Parc (voir les pointillés en rouge sur la carte) au départ de Labuhan Bajo (Florès) jusqu'au volcan Sangean et retour.
Pour qui?
Pour toute personne qui supporte de vivre sur un superbe bateau pendant une semaine. Les plongeurs vont se régaler dans cette région mythique. Les adeptes du trekking vont trouver de splendides ballades à faire. Ceux qui aiment se prélasser au bord d’une plage vont adorer les eaux cristallines, le sable blanc, et surtout, surtout la plage absolument déserte. Pas une cabane à frite, pas un jet ski, pas un bâtiment, la carte postale quoi...
Comment y aller? Nous sommes partis de Labuan Bajo, à bord d’un bateau qui nous attendait au port. Pour aller à Labuan Bajo, on doit partir de Bali (voir l’article « plonger a Labuan Bajo »). Compte tenu des incertitudes de vol, la croisière nécessite une excellente organisation, et un ou plusieurs plans B. Nous avons été aidés en cela par Azimuth Travel
La plongée : Ce n’est pas pour les débutants, ni pour ceux qui s’affolent quand il y a du courant. Si on arrive à rester serein quand la lessiveuse se met en route, on se régale. Et même si, on termine certains drift dive un peu hébétés et le souffle court, la plupart des plongées dans le parc sont des "world class dives".
Quelques conseils pour que tout se passe bien :
ne pas hésiter à annuler la plongée si on ne la sent pas. Avoir un guide de plongée qui soit du coin, et qui connaisse bien les spots. Être sur qu’on a du matériel en back up en cas de panne. Même si vous venez d’Europe, laissez tomber le shorty, et emmenez une 5 mm, et une cagoule pour les frileux. Et surtout ne pas faire de mauvaise bulle, parce que le caisson hyperbare le plus proche est encore trop loin. En somme, pas d’acrobatie, l’endroit est déjà assez imprévisible.
Vous voulez toujours y aller ? Alors c’est parti pour une belle visibilité, voire une visibilité de folie, pour des coraux fantastiques, des couleurs extraordinaires, des bancs de poissons innombrables et le catalogue complet de la faune du récif.
Il y a du gros (poissons napoléons, thons, requins, bumphead parrot fish, requins) du moyen (raies, poissons pierres de toute beauté, poissons lions, fusiliers, carangues de toutes sortes, crevettes mantis), du petit (crabes orang outangs, crabes porcelaines, crevettes de tous genres, nudibranches en pagaille) pour ne citer que ce qu’on a vu et dont on connait le nom. Et les coraux noirs, et les gorgones immenses qu’on a finalement étiquetées « gorgonnasses », et les coraux mous, et les coraux tables, et les murs incroyables, et les pinacles recouverts de crinoïdes de toutes les couleurs, et…. Et j’arrête parce que j’ai des frissons rien que d’y penser.
Le bateau :
Notre choix s’est porté sur le « Felicia », qui est un bateau en bois de fer et teck de 30 mètres, avec 6 cabines dotées de leur salle de bain et toilettes, un pont avant, un pont arrière, ainsi qu'un solarium, deux compresseurs à bord, la clim centralisée, le grand écran plat et le lecteur de DVD, bref la totale. Un équipage de 7 personnes, discret et très efficace, vous évitera tout souci d’intendance ou de navigation. Le cook tout sourire vous préparera une nourriture simple mais toujours appréciée. Nous étions aussi escortés par un guide français, qui vit en Indonésie depuis 25 ans. Etienne Lheureux, puisque c’est son nom, connait l’histoire et les gens, la géographie et la façon dont elle a été façonnée, et a plein d’anecdotes intéressantes. C’est aussi un charmant convive. Il est également propriétaire d’un bateau (la « Mona Lisa ») et organise des croisières aux Molluques, en Irian Jaya, ou bien ou vous voulez. On en reparlera peut-être dans le futur…
Le commentaire d'Absolute Divers :
:) On a aimé passer une semaine sur un bateau de pirates, à vivre sur l’eau et aller où bon nous semble, à s’habiller avec un short et un T shirt. On a aimé se caler au rythme du soleil, voir le jour se lever, dormir sur le pont. On s’est éclatés ! On a adoré les nuits étoilées à dormir sur le pont sur de confortables matelas. On a trouvé génial d'affrêter un bateau seulement pour nous et nos potes (il suffit d'être 10 participants pour chartériser le Felicia). On a aussi trouvé très chouette d'aller voir les dragons de Komodo

:( On a pas aimé l’odeur de mazout en fin de journée dans les cabines - un défaut de conception du bateau paraît-il - et le côté aléatoire de la climatisation. Mais comme on n’était jamais à l’intérieur et qu'on a tous fini par dormir sur le pont parce que c'est tellement plus chouette, que ça nous a à peine pesé. On n'a pas aimé non plus que les bouteilles ne soient jamais remplies à plus de 190 bars (les bons jours…)
Mardi 9 mai
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12:39
P’tite description :
Labuan Bajo est un petit port de pêche qui vous donne une bonne idée de ce que peut être le bout du monde. Ennui garanti si vous passez plus de deux jours sans excursions. Située à l’ouest de l’île de Flores, dotée d’un aéroport domestique, la ville se traverse en 5 minutes de voiture, et n’offre comme intérêt que quelques boutiques de sac à dos, les quatre dive centers, et trois ou quatre restaurants miteux. Labuan Bajo est le point de départ de nombreuses croisières et live aboards pour Komodo et les îles de la Sonde.
Pour qui ? Labuan Bajo n’est pas un endroit accueillant pour les familles. Si vous vous y arrêtez, restez y trois jours au plus, et encore… Cette ville plaira uniquement aux plongeurs qui peuvent vivre sans luxe.
Comment y aller ? Il n’y a pas beaucoup d’options. On part de Bali, soit avec Merpati et ses deux vols incertains par semaine, soit par GTAir et son unique appareil qui vole presque tous les jours lorsqu’ il n’est pas en réparation. Si vous voulez visiter l’île, vous pouvez prendre un vol Bali-Maumere, et traverser Flores d’est en ouest. Prévoyez plusieurs jours pour ce faire, et une bonne dose de patience.
La plongée :
Les 4 centres de plongée sont situés côte à côte dans la rue qui longe le port. Notre chauffeur nous en a conseillé deux. Dans le premier, il n’y avait personne d’autre qu’un gars ensommeillé qui devait contacter le divemaster qui ne nous a jamais rappelé. Juste à gauche de ce centre, nous avons été chez Reef Seekers, centre PADI 5*. Une charmante demoiselle nous a accueillis en compagnie d’un Divemaster franchement compétent, et en trois minutes, nous avons décidé de partir pour un day-trip avec eux. Dès le lendemain matin, nous avons embarqué avec Ernest et Kathe pour deux plongées de première classe. Nous avons aussi été impressionés par le professionalisme de toute l’équipe, et enchantés par la petite leçon de choses à propos de la vie du reef, sur le pont. Quarante cinq minutes de pur bonheur et de connaissance, que Ernest et Kathe se font un devoir de fournir à leurs clients chaque jour. Pour résumer, nous avons trouvé que la prestation de Reef seekers était la meilleure que nous ayions pu expérimenter jusqu'à ce jour.
L’hôtel :
Le Bajo Eco Lodge est le meilleur établissement en terme de confort. On est quand même loin du Sheraton. Mais nous avons apprécié la propreté et la simplicité des lieux. La petite piscine (eau salée) est très pratique pour se rafraichir en fin de journée. La plage est assez moche, pleine de détritus, et l’eau marron n’offre aucun intérêt et ne donne guère l'envie de s'y baigner. La nourriture du restaurant est simple, mais excellente. Essayez le Ikan Bakar (poisson grillé), c’est un délice. Les fruits sont succulents, frais et juteux... de quoi se réconcilier avec les fruits exotiques!
Le commentaire d'Absolute Divers :
:) On a aimé le coté guest house du Bajo Eco Lodge, où l'on se sert ses boissons tout seul en les marquant sur un bout de papier, dans une atmosphere extraordinairement tranquille. On se sent un peu "comme à la maison". On a aimé aussi plonger avec Reef Seekers.
:( On a pas aimé les attaques de moustiques des 17h30, et les odeurs de poissons séché qui viennent de la plage. Ca dépend du vent... On a vraiment trouvé que Labuhan Bajo est un village sans intérêt : rien à y visiter, rien à y faire, ni à y acheter.
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